Diabète et impacts psychologiques chez les patients

Diabète et impacts psychologiques chez les patients

Les troubles psychologiques chez le patient diabétique sont d’autant plus sérieux qu’ils constituent un « facteur de déséquilibre du diabète« . A cause de la chronicité de la maladie, on note souvent chez les patients diabétiques l’anxiété, des crises de colère, la dépression, manque d’estime de soi, la dysmorphophobie etc Le lien entre diabète et troubles psychologiques est prouvé scientifiquement. La prévalence de la dépression, de l’anxiété et du stress est plus grande chez les personnes diabétiques que chez la population non diabétique. On distingue les impacts psychologiques de cette maladie à plusieurs niveaux : la chronicité de la maladie, la difficulté de grandir avec la maladie,

La chronicité de la maladie

Le diagnostic du diabète peut donc tomber comme une sentence pour le patient, et être vécu comme une fatalité. A cela s’ajoute le fait que le diabète, caractérisé par un déficit ou une mauvaise utilisation de l’insuline, l’hormone sécrétée par le pancréas permettant de réguler la glycémie, bouleverse la relation à soi-même et à son corps.

La difficulté de grandir avec un diabète

Selon l’âge de la découverte de la maladie, ces sentiments d’impuissance et d’anxiété peuvent par ailleurs être exacerbés. « En fonction du moment où le diabète surgit, les incidences ne sont pas les mêmesL’enfant est naturellement l’objet de soin des parents, mais le diabète va renforcer cela. Il va être constamment sous le regard de l’adulte, sa glycémie va être surveillée au quotidien ; or, grandir, c’est se détacher petit à petit de ce regard-là. A l’adolescence, on veut complètement y échapper, et c’est aussi la période où le corps se transforme. Avec un diabète, non seulement l’ado va être surveillé par sa famille et les médecins, mais en plus le caractère étranger du corps va être accentué« .

Des risques de non-compliance aux traitements

Les troubles psychologiques chez le patient diabétique perturbent le fonctionnement normal de patient. En effet, l’observance thérapeutique peut être compromise par les difficultés psychologiques liées à la maladie. Plusieurs études ont montré que la présence d’une dépression chez le sujet diabétique était associée à une activité physique moindre, une plus mauvaise alimentation, une moins bonne adhésion aux traitements médicamenteux, un plus mauvais contrôle glycémique, et augmentait le risque de complications. Les conséquences peuvent alors être dramatiques.

Comment mieux vivre son diabète ?

En cas d’hospitalisation ou tout au long de son suivi médical, le patient diabétique peut se voir proposer une prise en charge psychologique, plus ou moins classique. Par exemple, des séances de relaxation peuvent être conseillées au patient, pour essayer de faire ressortir tout ce qu’il a du mal à exprimer et qui fait qu’il n’accepte pas sa maladie.

Néanmoins, pour la psychologie, le problème ne réside pas forcément dans le manque de résilience : « On voit des patients qui n’ont pas une position très résiliente – tout en suivant leur traitement – et pour le psychologue clinicien, c’est précieux car cette résistance est à entendre, non comme un refus, mais plutôt comme une affirmation, une revendication. Ils ne veulent pas être identifiés à leur maladie et préfèrent qu’elle reste toujours étrangère à eux-mêmes, c’est tout le contraire de l’acceptation. Le problème avec la maladie, c’est que ça fait sortir de la norme – de la sienne et de celle par rapport aux autres. La question, c’est donc plutôt comment on peut, avec quelque chose qui vient bouleverser notre vie, réinventer sa propre norme« .

Dans ce cas, intégrer une association de patients diabétiques ou un groupe de parole peut également être une solution. « On peut échanger et se dire que l’on n’est pas seul à vivre tout cela« .

Au Togo, les répercussions psychologiques du diabète sont particulièrement prises au sérieux dans les centres de prises en charge : Au centre DIABEOBE, après les sensibilisations et le dépistage, les sujets atteints sont invités dans les centres pour la prise en charge, les séances d’atelier sur le mode de vie d’un patient diabétique également sont entre autres les mesures prises par le centre.

LA REDACTION

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