Quand doit-on parler de sexualité à un adolescent ?

Quand doit-on parler de sexualité à un adolescent ?
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Heureux de vous retrouver encore dans ce nouveau numéro autour des sujets d’éducation. Précédemment, nous avons parlé de l’éducation de l’adolescent de façon générale. Aujourd’hui, nous allons revenir sur un aspect intéressant : l’éducation sexuelle de l’adolescent. A quel âge doit-on en parler à l’adolescent ? Qui doit en parler ? Éducateurs, parents, je suis Marc EFAVI, après ma formation en psychologie de l’éducation, je suis actuellement rédacteur sur votre magazine africain de psychologie, je vous propose des solutions face aux problèmes d’éducation.

L’adolescence est marquée par l’éveil de la sexualité. On dit que l’instinct sexuel monte brutalement à la surface. Cela est dû aux différentes transformations physiologiques qui surviennent au début de l’adolescence (entrée en activité des glandes génitales, le modèle adulte des formes corporelles, etc. A quel âge faut-il aborder les problèmes sexuels ? Les adolescents souffrent en règle générale d’un manque d’informations. Il est impérieux que celles-ci leur soient données dès la puberté.

Chez les filles

Pour les filles, les premières règles fournissent une excellente occasion de dialoguer sur la sexualité. Les mères ne devraient pas se dérober à cette tâche. Trop souvent cependant, les explications données sont trop sommaires et peuvent, au lieu d’éclairer, induire en erreur.

Chez les garçons

Du côté des garçons, les cours préliminaires sur l’anatomie et la physiologie de la sexualité devraient être suivis dès les premiers signes de la puberté, c’est-à-dire entre 10 et 13 ans. Il est important que l’information physiologique se fonde sur les manifestations de la génitalité propres à la puberté. Les signes secondaires de la sexualité doivent faire l’objet d’une explication précise : pilosité, seins, mue de la voix. Puis doivent être expliqués les phénomènes sexuels proprement dits : menstruations chez les filles, éjaculations spontanées diurnes ou nocturnes chez les garçons.

Utilisez un vocabulaire clair et précis

Les règles : « chaque mois (quinze jours avant les règles), un petit œuf est pondu par un des ovaires dans la poche faite pour recevoir le bébé : l’utérus. Cette poche se gonfle et le sang afflue vers elle, prêt à nourrir le bébé qui pourrait se former si l’œuf complémentaire venait rejoindre celui pondu par l’ovaire. Lorsqu’il ne vient pas, l’œuf inutilisé et le sang sont rejetés ».

Ejaculations : « les éjaculations sont normales. Le liquide spermatique est fait de millions de petites cellules vivantes, dont une suffit, lorsqu’elle rencontre la cellule formée dans le corps de la femme, pour créer un bébé ».

Une telle information à la fois précise et dédramatisée aide à surmonter les problèmes qui surgissent inévitablement à l’occasion des transformations pubertaires.

Qui doit parler ?

Les parents sont certainement les éducateurs sexuels les plus valables parce que la nature leur a implicitement confié cette responsabilité. Selon les chercheurs, laisser cette tâche à une tierce personne représente un véritable danger. Il y a danger que devant la démission de ses parents, l’adolescent ne leur retire (à l’avenir) une confiance jusqu’alors illimitée qu’il pourra reporter sur l’éducateur qui a pris leur place. Il y a danger aussi qu’il pense logiquement que, si ses parents lui refusent des explications sur les réalités de la vie, c’est parce qu’elles sont laides et honteuses. Ainsi risque-t-il dès l’instant même d’en ressentir un sentiment confus de honte qui peut être à l’origine de l’échec de sa sexualité.

En matière d’éducation sexuelle, il est difficile d’établir des règles absolues ou des barèmes, parce qu’il ne s’agit pas d’une science. Les adolescents sont différents dans une même famille et d’une famille à l’autre. L’esprit de curiosité de l’adolescent dans le domaine varie selon les conditions de vie de la famille et l’âge de l’adolescent. D’emblée, nous dirons qu’en matière de sexualité, si nous donnons du premier coup la réponse à la fois juste et satisfaisante, l’adolescent (notre enfant) nous considérera désormais comme un interlocuteur valable. Mais ces réponses doivent être graduelles, selon l’âge et les besoins de l’adolescent.

La vraie tâche éducative commence quand les parents valorisent les éléments affectifs, spirituels et moraux de la vie de couple. Une bonne éducation sexuelle nécessite des explications précises et progressives d’ordre sexuel, physique et anatomo-physiologique doublées d’une vraie éducation affective, spirituelle ou morale.

Quelques conduites à éviter

  • Ne pas tripoter les parties sexuelles de l’enfant
  • Eviter les rapports sexuels devant les enfants
  • Vous devez chercher à ne pas transférer leurs propres problèmes sur leurs enfants

Vous avez des questions sur l’éducation sexuelle des ados, et vous souhaitez en savoir plus ? Posez votre question sur notre section « Questions » . Et n’oubliez pas de commenter l’article pour expliquer votre point de vue sur l’éducation sexuelle des ados, que vous viviez cette situation de près ou de loin.

Je vous donne rendez-vous dans le prochain numéro. A très bientôt.

Marc EFAVI

Je suis Yao Marc EFAVI. Faire face aux défis de l'heure, inciter à la vie altruiste, et conduire à la vie, tels sont les buts de mes écrits. Je projette devenir psychologue - spécialiste en éducation (formelle, informelle et non formelle) et recherche en psychologie. Contactez-moi via yaomarcefavi@gmail.com ou sur le +228 90576852. Fb : Marc Fulbert Yao Le meilleur s'installe en nous !

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