Le délire des grandeurs

Le délire des grandeurs

La « folie des grandeurs » est très familière aux psy… et au public. Ce délire est donc l’exagération de la paranoïa. Le malade est convaincu de sa force physique exceptionnelle, et de sa beauté inouïe; il descend des plus illustres familles; il est apparenté à toutes les cours du monde et d’ailleurs…

Il est riche, riche à milliards, brasse les affaires, commande des millions d’hommes. Il est certain d’être un surhomme, un prophète, un des plus grands inventeurs de tous les temps. Toutes les femmes se pâment à ses pieds, tous les mérites lui sont dus, il possède tous les titres, toutes les hautes relations, toutes les richesses…

Souvent, l’aliéné se revêt d’oripeaux qui représentent le personnage qui s’est créé dans son cerveau malade. Il s’affuble de costumes, de chapeaux, de décorations, de galons. Cette aliénation mentale si courante, n’est-elle pas la caricature des millions d’ambitieux et de paranoïaques légers qui pullulent à la surface de la terre? N’est-elle pas la caricature de tous ceux qui se veulent supérieurs ?

Mais le délire des grandeurs ne se rencontre pas uniquement dans la paranoïa. On le trouve dans la paralysie générale et dans certaines formes de manie ou de schizophrénie. Des débiles mentaux, à leur tour, se donnent des titres et de très hautes situations. C’est alors le port illégal de l’uniforme et des décorations, et diverses autres manifestations qui «concrétisent» leur délire.

Il existe donc une gamme allant de la paranoïa légère à la psychose proprement dite. Le problème de la responsabilité légale se trouve ainsi posé. Les paranoïaques et les mégalomanes passent parfois aux actes; ils expriment leur e puissance a et leurs titres par la parole, mais également par leurs costumes ou leurs actions. Ce sont alors les infractions à l’ordre public, les ports de décorations, les insultes aux magistrats, les escroqueries, les coups et les blessures.

Il est évident que la responsabilité est nulle dans la paralysie générale. Dans les autres cas, la responsabilité est liée
à l’intensité de la psychose.

LA REDACTION

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