Saviez-vous que toutes les femmes sont fontaines ?

Saviez-vous que toutes les femmes sont fontaines ?

Toutes les femmes peuvent être fontaines. Il n’y a pas les femmes fontaines et les autres. Anatomiquement, rien ne les différencie. Ainsi, plusieurs experts comme le Dr Samuel Salama affirment que toutes les femmes sont des fontaines qui s’ignorent. Cependant, une minorité de femmes l’expérimentent : 6 à 36 % des femmes, selon les études.

Qu’entend-on par femmes fontaines ?

Il s’agit de femmes qui expulsent, parfois de manière assez puissante, une certaine quantité de liquide au cours de l’acte sexuel. Cette quantité peut parfois aller jusqu’à 300 ml. Cela peut être conjoint à l’orgasme, ou seulement dû à une stimulation. Quoiqu’il arrive, le phénomène est lié à un plaisir intense.

Un voile de mystère obscur entoure ce qu’on appelle « les femmes fontaines » ou « squirting » en anglais. La représentation qu’on s’en fait est souvent tronquée par les images véhiculées par l’industrie pornographique. On imagine des geysers vivants, qui peuvent exciter certains et en angoisser d’autres. Cette réaction physique est pourtant loin d’être une hérésie ou réservée à une minorité de femmes.

Elles sont devenues des sortes de mythes car on a mis du temps à aborder la question du plaisir féminin. D’ailleurs, aucun terme scientifique n’existe pour évoquer ce phénomène. Les premières études sur le plaisir féminin datent des années 1970, et la science en est encore au stade des hypothèses.

Une question de honte ?

De nombreuses femmes ont affirment la gêne terrible qui accompagnait les premières fois. « Sale », « dégradant » sont des mots qui reviennent souvent. D’abord, parce que le manque d’information est tel qu’elles ont toutes cru qu’elles urinaient.

Ensuite, parce que << ce jaillissement renvoie à une sexualité libérée, brute, presque animale,>> observe Alain Héril. Cette hypersexualité peut faire peur. Plus ou moins consciemment, ces femmes craignent que ce flux ne s’arrête jamais. Au mieux, elles n’en parlent à personne et renforcent par là même le tabou qui les entoure. Au pire, « elles retiennent tout, et peuvent alors ne plus ressentir le moindre plaisir », déplore Sylvain Mimoun.

Ejaculation féminine et « squirting » sont deux choses différentes

La plupart des gens pensent que les deux termes sont interchangeables. Or, une femme peut avoir une éjaculation sans pour autant avoir une réaction fontaine. Les deux liquides émis ont deux origines différentes. L’éjaculation féminine produit une faible quantité de liquide, qui peut tout à fait passer inaperçu.

Le terme de « femme fontaine » fait rougir, s’interroger ou fantasmer. Souvent associé à l’imagerie porno, on en entend parler sans vraiment comprendre ce phénomène lié à l’orgasme féminin… qui peut concerner toutes les femmes !

Les femmes peuvent retenir ce liquide, ou en provoquer l’expulsion. << C’est toujours cette question de lâcher-prise qui reste la clé du plaisir,>> note Alain Héril. Chez ces femmes, à un moment donné, il y a quelque chose qui lâche, dans tous les sens du terme. Pourquoi elles et pas d’autres ? Il est toujours difficile de le savoir, tant cela renvoie à l’histoire de chacune.

« Certaines, moins sensibles aux tabous, acceptent mieux cette part de sauvagerie ; d’autres iront même inconsciemment la rechercher ; d’autres encore, plus phalliques, aimeront pouvoir manifester leur plaisir “comme un homme” », résume le sexothérapeute.

Les témoignages des femmes se ressemblent toujours sur un point : la première fois, c’est arrivé par surprise. Parce qu’elles étaient plus amoureuses, ou plus en confiance. Parce que « quelque chose » s’est passé, qui a à voir avec la magie d’une rencontre. Le hasard, en somme. << Le lâcher-prise ne se décrète pas, insiste Alain Héril. Le rechercher reste une forme de contrôle. Or le plaisir ne se contrôle pas. >>

LA REDACTION

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