L’amour supporte tout ou suis-je malade ?

« Je ne me reconnais plus. Depuis que je suis avec lui/elle, je souffre plus que je ne suis heureux(se)… »
« On dirait que cette relation me détruit à petit feu… » «J’ai l’impression d’être seul à m’investir dans cette relation… il/elle s’en fou de moi. »
Si ces phrases vous parlent, alors vous êtes peut-être atteint(e) d’une maladie insidieuse et destructrice : la conjugopathie.
Qu‘est-ce que la conjugopathie ?
La conjugopathie, c’est cette détresse émotionnelle qui naît d’une relation conjugale toxique. Ce n’est pas un simple chagrin passager, ni une dispute anodine, mais un mal-être profond, qui s’installe et ronge lentement l’estime de soi, la santé mentale et parfois même physique.
Comment savoir si vous etes victimes de la conjugopathie ?
- Une fatigue émotionnelle constante, comme si chaque interaction avec son/sa partenaire était une épreuve.
- Une sensation d’être piégé(e), incapable de partir malgré la souffrance.
- Une anxiété permanente, la peur du conflit, de l’abandon ou du rejet.
- Une perte progressive de sa propre identité, au point de ne plus savoir qui l’on est en dehors du couple.
- Les disputes incessante et sans tête ni queu, pouvant évoluer vers une violence conjugale (Physique, Économique, Psychologique et émotionnelle, sexuelle…)
- Mal être des enfants pouvant se manifester par des difficultés de concentration, baisse de performance scolaire, les fugues à l’école, l’isolement ou la solitude, les vols, l’enuresie, anorexie (refus de manger)…
Et pourtant, malgré cette douleur, on reste. Par peur d’être seul(e), par espoir que ça change, par attachement à des souvenirs heureux ou encore on se dit on reste pour les enfants…
Mais à quel prix ?
L’amour ne doit pas être une prison
Beaucoup de personnes vivent la conjugopathie sans même s’en rendre compte, parce qu’on nous a appris que l’amour demande des sacrifices. Que l’amour supporte tout, d’endurer, de subir, de pardonner… Mais jusqu’à quel point ?
Quand l’amour devient source de souffrance plus que de bonheur, il ne s’agit plus d’amour, mais de dépendance, de peur, ou d’emprise.
Rester dans une relation conjugopathique, c’est accepter d’être une version éteinte de soi-même. C’est accepter que l’amour et la relation de couple fasse mal, alors qu’il est censé être source de bonheur, de paix, de joie et de guérison aux manques d’affection, aux blessures émotionnelles passé…
Comment se libérer de la conjugopathie ?
Si vous vous reconnaissez dans cette description, il est temps d’agir :
- Prenez conscience du problème : Nommer la souffrance, c’est déjà commencer à la combattre.
- Évaluez l’impact de la relation sur votre bien-être : Êtes-vous plus heureux(se) ou plus malheureux(se) depuis que vous êtes avec cette personne ?
- Brisez l’isolement : Parlez à un proche, un thérapeute, un psychologue ou toute personne capable de vous offrir un regard extérieur bienveillant.
- Posez des limites : Refusez ce qui vous détruit, même si cela implique une remise en question du couple.
- Ayez le courage de partir si nécessaire : Une relation ne vaut pas le sacrifice de votre santé mentale et émotionnelle.
Et maintenant ?
La conjugopathie n’est pas une fatalité. On peut en guérir, à condition d’avoir le courage d’affronter la vérité et la force de choisir son propre bien-être et sa santé mentale. Et si vous manquez de ressources n’hésitez pas à consulter un psychologue de couple pour vous aider et vous accompagner pour un meilleur bien-être et équilibre émotionnelle.
Si cet article vous a touché(e), partagez-le. Quelqu’un, quelque part a besoin de ces mots pour ouvrir les yeux et sortir de sa prison d’amour toxique et douloureux.
Et si vous vous sentez concerné(e), parlons-en. Il n’y a pas de honte à vouloir être heureux(se).