Se préoccuper de son apparence pourrait être une pathologie

Se préoccuper de son apparence pourrait être une pathologie
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Hello chers lecteurs et chères lectrices ! Je vous espère en pleine forme. Alors.. bienvenue dans cet nouvel article dans lequel nous allons parler de la préoccupation de l’apparence, une pathologie qui fait vivre dans l’obsession d’un défaut imaginaire physique.

Se comparer systématiquement à nos amies. Se scruter sans fin dans le miroir ou au contraire l’éviter à tout prix. Passer chaque jour un temps fou à camoufler nos défauts, réels ou imaginaires.

Si vous répondez oui à l’un ou à plusieurs de ces comportements répétitifs, il y a de fortes chances que vous souffriez de dysmorphophobie. Aussi appelée BDD (Body Dysmorphic Disorder), cette « peur d’une dysmorphie corporelle » se manifeste sous forme de pensées obsessionnelles au sujet d’une partie du corps perçue comme anormale.

Quels symptômes ?

Les symptômes de dysmorphophobie peuvent se développer aussi bien soudainement que progressivement. Leur intensité est variable d’un individu à un autre, mais a plutôt tendance à persister sans prise en charge adaptée.

La dysmorphophobie se traduit souvent par :

– Une obsession sur le défaut perçu ;
– Un temps important passé à se regarder dans un miroir ou au contraire l’éviction de toute surface pouvant refléter son image ;
– Le camouflage du défaut (port d’un chapeau, d’une écharpe, etc.) ;
– Le recours à la chirurgie esthétique ;
– L’isolement social ;
– Une anxiété, dépression.
La plupart des patients atteints de dysmorphophobie sont réellement convaincus de leur laideur et n’ont pas conscience d’avoir en fait une apparence normale.

Concrètement, les patients de cette pathologie ont beaucoup de mal à contrôler leurs préoccupations et s’inquiètent de leurs défauts tous les jours pendant plusieurs heures. Cela peut parfois altérer les relations du patient avec son entourage. En effet, certains patients sont convaincus d’être fixés ou moqués en raison des défauts qu’ils pensent avoir. La plupart des patients passent beaucoup de temps devant un miroir, tandis que d’autres évitent au contraire de se regarder.

L’impact d’une telle pathologie peut être dramatique sur le patient. En effet, il peut, par exemple, être gêné d’apparaître en public et donc ne plus se rendre à l’école, au travail ou participer aux événements sociaux. Dans les cas les plus sévères, le patient ne sort de chez lui que la nuit, voire plus du tout pour ne pas être vu. Le risque d’un tel comportement est l’isolement social qui peut aboutir à des dépressions, des hospitalisations voire à un comportement suicidaire.

Comment traiter la dysmorphophobie ?

La prise en charge et le traitement de la dysmorphophobie passe notamment par la psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC). Ces pratiques permettent notamment de remettre l’individu sur le droit chemin, en lui faisant prendre conscience que la perfection n’existe pas.

Le traitement thérapeutique le plus souvent associé à la dysmorphophobie se traduit particulièrement par la prise d’anti-dépresseur.

Gaëlle Olivia E. ATTOH

Je suis ATTOH E. Olivia Gaëlle, Psychologue du travail et des organisations en formation. Suivez moi sur MONPSYCHOMAG pour plus d'échanges. A plus.

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