Comment se remettre après un avortement ?

Comment se remettre après un avortement ?
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L’avortement est devenu un phénomène de société non négligeable dans nos sociétés. Certaines jeunes filles, lorsqu’elles tombent enceinte, surtout non désiré et/ou précoce, recourent vite à l’avortement. Cela, pour diverses raisons. Elles vont en cachette voir certaines personnes à la recherche d’un gagne pain pour arrêter volontairement la grossesse, mais malheureusement dans la plupart des cas, ces avortements se font dans des conditions précaires et entraînent de lourdes conséquences. Quelles sont ces conséquences et comment y remédier ? Voici ce qui fera objet de cette nouvelle aventure avec vous dans ma traditionnelle rubrique de santé et bien-être sur votre magazine africain de psychologie.

L’avortement est un acte délibéré d’interruption d’une grossesse de moins de trois mois (Maguy, 2014). Il est sauvage justement à cause de son caractère non réglementer et qui est fait à tord et à travers sans protocole clinique.

Les causes

Il faut relever en ce qui concerne les causes ou les raisons qui pousses les jeunes filles à s’adonner à cette pratique une fois tomber grosse, la pauvreté de nos populations ou des familles, la peur du regard de la société en vers elle et celle de ces paires, la peur de la réaction des parents, le rejet, la stigmatisation et le jugement des autres, le manque ou la sous informations… La liste n’est pas exhaustive. Tous ces facteurs entraînent chez la jeune fille un replie sur elle, ce qui va la pousser à cacher sa grossesse puis finir par recourir à un avortement. Venons à l’aspect qui me tient à cœur dans ma publication.

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Les conséquences de l’avortement

En Afrique, le nombre d’avortements à risque a été estimé à 6,2 millions en 2008, et 29 000 femmes en sont décédées (OMS, 2011). Se pratiquant généralement dans de mauvaises conditions et de façon illégale, de lourdes conséquences peuvent subvenir suite à cette pratique : des saignement à répétition et douloureuse, une santé fragile, la survenu des fausses couches lors des grossesses futures, perforation utérine, stérilité probable, la perte de vie de la jeune fille (la mort) qui est la conséquence la plus lourde. Des fois les filles qui ont une fois avorté ont également ce sentiment de remord qui les conduit parfois vers un replie sur soi, avec un ressenti de culpabilité et la dépression silencieuse.

Solutions

Pour mettre un frein à ce fléaux, il faut agir au plus bas de l’échelle qui constitue la base. L’éducation sexuelle des enfants, la sensibilisation sur les grossesses précoces et non désirées, comment les éviter, sensibiliser sur le port du préservatif et les méthodes contraceptives, la planification familiale et la limitation des naissances auprès des couples ou jeunes couples, amener les médecins à une rigueur dans cette pratique et pousser les investigations médicales avant de trancher si l’avortement est nécessaire ou passer à un avortement légal ou préventif comme l’autorise la lois dans des cas particuliers.

Bien évidemment nous ne pourrons pas vouloir stopper ce phénomène sans faire un clin d’œil aux parents qui sont les premiers contact de leur enfants, à installer un climat de dialogue et d’ouverture, avec leurs enfants. Réduire la pauvreté des populations dont les enfants finissent par être victimes en s’adonnant aux pratiques malsaines entraînant des conséquences très néfastes.

Alors je viens en réponse à la question de l’article vous dire ceci : Après un avortement, ce n’est pas la fin du monde. Tout le monde peut faire des erreurs. Ne vous culpabilisez pas. Prenez la décision de ne plus faire si vous ressentez du mal-être. « Vivez votre vie, vivez pleinement votre vie » (Ouyi, 2020) sans culpabilité et prenez soin de vous.

Pour vous chers lecteurs et membres de la communauté MPM, que proposez-vous pour stopper ce vice ? Vous avez des questions sur l’avortement, et vous souhaitez en savoir plus ? Demandez gratuitement une consultation auprès d’un spécialiste de notre magazine africain de psychologie ou posez votre question sur notre section « Questions » . Aimez et partagez, car le partage nous enrichit (Bakpa, 2016). Et n’oubliez pas de commenter l’article pour expliquer votre point de vue sur l’avortement, que vous viviez cette situation de près ou de loin.

Magnim ASSIOU

Je suis Fulbert ASSIOU, Diplômé en Psychologie Clinique et de la Santé, Conseiller psychosocial au JADE pour la vie, Animateur programme point d'écoute jeunes, Auteur sur MONPSYCHOMAG. Convaincu que le bien-être de l'homme passe par son bien-être mental et psychologique, je vous invite à me suivre chaque jeudi dans la rubrique "Santé et bien-être" qui prend en compte tous les aspects de notre vie. Voulez-vous des conseils, des astuces pour vous sentir bien sur tous les plans ? N'hésitez pas à m'écrire

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