La masturbation, est-ce un trouble ?

La masturbation est une pratique sexuelle, consistant à provoquer le plaisir sexuel par la stimulation des parties génitales ou d’autres zones érogènes généralement à l’aide des mains ou parfois d’objets tels des godemichés ou d’autres jouets sexuels. L’attitude sociale envers la masturbation change suivant les époques et cultures.

En Afrique, cette pratique est souvent considérée comme étant les prémices à une habitation diabolique ou une occupation à la limite diabolique. En Occident la masturbation a été particulièrement réprimée du XVIIIº au début du XIXº siècle. Dans la religion, les positions morales varient de permissives à interdite. Actuellement, la masturbation est reconnue par la sexologie comme une activité sexuelle plus ou moins normale.

La question sur laquelle il y a lieu de s’interroger est de savoir si elle est un trouble ?

La masturbation n’est au sens strict pas un trouble en soi, le trouble résulterait de la fréquence et de l’intensité de la pratique. Inoffensive et même utile dans sa forme ordinaire largement pratiquée, la masturbation sous sa forme excessive et prééminente, généralement associée de nos jours à la dépendance pornographique, est trop souvent oubliée dans l’évaluation clinique des dysfonctions sexuelles qu’elle peut induire. Les pratiques masturbatoires idiosyncratiques excessives génèrent deux types de dysfonctions sexuelles masculines, la dysfonction érectile et l’éjaculation coïtale. La masturbation addictive, souvent accompagnée de dépendance à la cyberpornographie, s’avère jouer un rôle étiologique dans certains cas de dysfonction érectile ou d’anéjaculation coïtale.

Tableau synthétique des effets positifs de la masturbation

  • Soulager des tensions sexuelles
  • Réduire l’anxiété, la tension nerveuse
  • Se mettre en relation avec son corps
  • Contribuer à avoir des rapports sexuels satisfaisants avec un partenaire
  • Construire un vecteur d’indépendance et d’autonomie
  • Apprendre à se connaître
  • Favoriser une bonne santé physique et psychique

Des études démontrent qu’environ 95% des hommes et environ 75% des femmes ont déjà eu recours à la masturbation. Si ces chiffres ne sont présentés qu’à titre indicatif, ils démontrent toutefois qu’une très grande proportion de la population a recours à la masturbation.

Il n’existe aucun consensus ni principe sur qui est normal. De nos jours, il relève de la responsabilité de chacun de trouver ce qui est important pour lui en termes d’accomplissement sexuel et émotionnel.

Sources : Comportement érotique et Comportement de reproduction auteurs Martin H. Johnson et Barry J. Everitt dans 5º edit chez De Boeck Université; LE JOURNAL DE MONTREAL ( Les bienfaits de la masturbation), Photo de shutterstock.

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